22 Octobre 2022

Retour sur une saison apicole mémorable

La douceur de l’hiver a permis aux colonies de collecter du pollen régulièrement dès la mi-février afin de soutenir la reprise de la ponte des reines. La dynamique de croissance était lancée.

Près d’un mois plus tard, il était grand temps de poser les premières hausses sur les colonies les plus avancées. 2 semaines de mauvais temps début avril ont permis de ralentir celles qui présentaient déjà des velléités d’essaimage, tandis que les autres ont poursuivi leur croissance. Le remplissage des hausses s’est poursuivi jusqu’à la fin du mois avec la défloraison des colzas. La première récolte a été très bonne avec un miel très blanc dans la plaine de Caen et écru dans les autres ruchers.

Le climat restant favorable, quoique trop sec pour la saison, la miellée de printemps s’est poursuivie jusqu’à la mi-mai et la fin de la floraison des érables. Une seconde récolte de printemps, inhabituelle, a permis d’extraire un miel plus coloré et typé en goût, particulièrement en bordure de forêt.

Si les floraisons se sont parfaitement enchainées depuis le début du printemps, la sécheresse a commencé à se faire sentir sérieusement à l’entrée de l’été. Les rentrées de nectar ont été de plus en plus difficiles pour les abeilles. La miellée d’été a été poussive et irrégulière. De plus, les frelons asiatiques se sont invités très tôt devant les ruches pour perturber les allées et venues des butineuses. Néanmoins, les miels extraits fin juillet, d’une couleur jaune à orange foncé, sont particulièrement agréable à déguster.

Pour les nouveaux essaims formés au cours de la saison, les fécondations des jeunes reines ont généralement été couronnées de succès. Les nouvelles colonies les plus précoces ont même atteint une taille conséquente dès l’été.

Côté végétation, la saison a en revanche été particulièrement délicate. Les semis mellifères du printemps n’ont pas réussi à lever correctement en raison de la sécheresse des sols. Les semis forestiers ont eux aussi eu un succès mitigé. Les jeunes arbres fruitiers nouvellement greffés ou non ont quant à eux vécu une implantation difficile. Tant que cela a été possible, les quelques arrosages effectués ont probablement permis leur sauvetage. Pour les arbres plus anciens, la souffrance a été moindre. Leur croissance a toutefois été nettement freinée par rapport à l’année 2021.

Cerisier sur Colt

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